Seul comme une étoile ou le devenir-étoile de la solitude

Comme les étoiles fébriles qui, le soir venu, se cherchent des yeux, attendant la certitude vaporeuse d’une solitude partagée, même de loin, d’années en lumière, le piéton qu’est Léon-Paul Fargue, cherche le soir venu les vagabonds qui comme lui déambulent, vainement, à la recherche de la certitude vaporeuse d’une solitude partagée. Ensemblement seuls, ils cherchent – eux les piétons, elles les étoiles – l’origine, le sens ou la direction d’un pas ou d’une histoire, celle des rues et des constellations, du mouvement des astres ou des rayons des lampadaires.