La littérature et l’alchimie. Virginia Woolf et la rentrée littéraire

En voyant une nouvelle fois les débats suscités par la rentrée littéraire – la littérature est devenue tellement people que Closer parvient à faire son pain dessus – je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la symbolique de l’alchimie. L’alchimie se définit comme un « un ensemble de pratiques et de spéculations en rapport avec la transmutation des métaux ». La transmutation des métaux c’est la transformation des métaux vils, comme le plomb, en métaux nobles comme l’or ou l’argent ; c’est ce processus que l’alchimie appelle aussi le Grand Œuvre. Si la symbolique de l’alchimie s’est imposée à moi devant un énième article sur l’ex-femme d’un tel et l’ex-mentor d’un autre, c’est parce qu’il m’est toujours apparu que la littérature et l’alchimie procédaient de la même façon : il me semble que toutes deux cherchent à atteindre le sublime – l’or ou l’art – en partant du banal et du vil – le plomb ou l’expérience personnelle du monde, le moi.