go Johnny, go, go

aujourd’hui, je m’adonne à une autre forme d’errance. l’année dernière je parcourais les routes, aujourd’hui : les fins sentiers des cimes. le résultat est plus ou moins le même : j’épuise mon corps par l’espace pour repousser l’angoisse. ça fait plusieurs semaines que je navigue au milieu de passions tristes, pulsions - vide. je m’invente des départs que je ne prendrai pas, de temps en temps j’encaisse des coups que je ne comprends pas, et au milieu bien sûr grandit le monstre. sa main est lourde sur mon épaule - il a depuis longtemps vomi mes ailes. sa main est lourde et pourtant je la serre contre moi : qui d’autre que lui pour rester dans ces moments ?