il y avait tellement de visages dans la gare qu’en regardant la tache de café sur ma main j’y ai vu encore un visage. d’un bout à l’autre du train, les avenirs s’observent mais ne se touchent pas : ces avenirs sont désormais des droites parallèles - nos vies sont désormais des droites parallèles. nous vivons désormais à plusieurs centaines de kilomètres de ce qui aurait pu être un jour : notre vie. et je marche dans ces rues et je remercie le vent d’avoir placé nos jours sous un autre ciel, au soleil.