je rencontre des gens qui construisent des maisons. les gens qui construisent des maisons trouvent ça normal de construire des maisons mais moi je trouve ça fascinant. j’ai du mal à m’imaginer construire une maison quand même l’architecture de mes textes est bancale. est-ce que quelqu’un qui construit des maisons peut trouver que construire un poème est un fait fascinant ? cette question veut dire : combien pèse un poème face à une maison ? je regarde mes mains incapables de construire quoi que ce soit, pense aux khmers, les imagine coupées quand soudain : « et toi tu fais quoi dans la vie ? ».