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le fleuve pollué

une séquence de télé-réalité fait parler d’elle. c’est un extrait de La Villa des cœurs brisés, une émission où les candidat-es sont accompagné-es par une thérapeute, par le biais de coachings en groupe et en privé, pour se reconstruire affectivement. dans cet extrait, un participant demande à une participante s’il peut l’embrasser. celle-ci refuse, dit avoir besoin de temps. il répond : « pas de problèmes, c’est ok ». on pourrait croire que ça en restera là, mais sur les réseaux sociaux, les gens aboient. ça ne va pas en rester là.

une histoire de chaleur

ma tristesse est liée à la chaleur. ou plutôt : à l’absence de chaleur. je répète inlassablement les mêmes choses. je tourne toujours autour des mêmes obsessions. quand je suis triste, je deviens une enfant qui pleure, et qui, si personne ne s’en enquiert, qui meurt de froid. comme : la petite fille aux allumettes. 

ça va pas mieux

en ce moment je me réveille en pensant au moment où je vais retourner me coucher - je me lève à 11h. ma vie ressemble à une aire d’autoroute sur laquelle descendent distrait.es les passager.es d’un flixbus bondé - achetant un redbull, un sandwich, 13€ s’il vous plaît, mon budget journalier. je n’ai jamais eu aussi peu les moyens d’aller voir un.e psy. est-ce que ça ne serait pas le moment idéal pour reprendre mes notes-thérapie ?

les poètes sont des touristes comme les autres

j’ai commencé cette note à l’aller dans l’avion. il y a 17 jours j’écrivais : « si je me concentre une seule seconde sur l’idée que je me trouve actuellement dans les airs en plein milieu de l’Atlantique, j’ai du mal à réprimer mon envie de hurler. je me sens animale dans ces moments. animale terrestre qui ne comprend pas ce qu’elle fait à 10 000 mètres par dessus la mer. plus qu’un peu plus de trois heures. courage Camille, courage Camille. ». on est désormais 17 jours plus tard et j’attends mon vol retour dans lequel je vais probablement me répéter le même mantra : courage Camille, courage Camille.